Les Chinois n'aimeraient pas l'odeur de voiture neuve

Un cabinet d’études s’est intéressé aux principales causes de mécontentement des clients chinois lorsqu’ils font l’achat d’une nouvelle automobile. Apparemment, ils ne supporteraient pas notamment l’odeur de neuf des véhicules contrairement aux Européens et aux Américains. Coup de projecteur.

Des Chinois paranoïaques

En 2016, ce sont 24,38 millions de voitures neuves qui ont été vendues en Chine. Autrement dit, l’Empire du Milieu constitue le plus gros marché automobile du monde. D’où, l’intérêt des différents constructeurs de la planète. Toutefois, il n’est pas forcément évident de s’y imposer en raison de quelques différences culturelles.

Ainsi, selon le cabinet d’études J.D.Power, la principale cause de mécontentement des acheteurs chinois est l’odeur des voitures neuves. Suivent le bruit ainsi que la consommation d’essence excessive. Directeur de la division auto du cabinet en Chine, Jeff Cai évoque la paranoïa des Chinois suscitée par différents problèmes de pollution, dont ces « brouillards toxiques » avec des concentrations en particules fines qui dépassent les normes internationales.

En réaction, les clients chinois qui sentent une odeur inhabituelle dans l’auto au moment de l’essayer pensent que cela peut s’avérer dangereux pour leur santé. D’ailleurs, cette crainte n’est pas complètement infondée. Selon l’association Ecology Center, l’air des habitacles n’est pas très sain : il renferme différentes substances toxiques dues aux colles, solvants et autres embrayages.

Une équipe de « nez » chez Ford

Chez les constructeurs automobiles, cette réticence des consommateurs chinois face à l’odeur des véhicules neufs n’est pas prise à la légère.

Ainsi, le groupe Ford a constitué une équipe de 18 « nez » dont la mission consiste à sentir l’intérieur des automobiles neuves destinées au marché chinois.

Plus loin, pour en finir avec cette odeur de neuf qui déplaît aux Chinois, le constructeur américain a décidé de retirer les housses en plastique qui se trouvent habituellement sur les sièges des voitures pour les remplacer par des housses à vêtement. De cette manière, le tissu des sièges peut « respirer » pendant le transport des voitures vers la Chine.

D’autres acteurs de l’industrie automobile préfèrent placer dans les habitacles des véhicules des sachets contenant des zestes de carbone actif et de citron.

Enfin, conscients de cette particularité du marché chinois, des centres de nettoyage automobile proposent désormais une « stérilisation à l’ozone ».



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