Santé : les gynécologues alertent sur les fake-news

Les gynécologues veulent démonter les fausses informations sur le vaccin du papillomavirus. Des intox qui pullulent sur Internet et qui peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Le vaccin n’augmente pas le risque de cancer

Les gynécologues partent en guerre contre les intox qui pullulent sur Internet. Dans leur ligne de mire : les fausses informations concernant le vaccin du papillomavirus. Selon les professionnels de santé, les intox prolifères depuis plusieurs semaines sur Internet. Des informations totalement fausses qui peuvent, à terme, être dangereuses. Le vaccin provoque-t-il le cancer ? Protège-t-il d’autres cancers ? Provoque-t-il des maladies auto-immunes ? Voilà le genre de questions que l’on peut trouver sur la toile.

Sur le risque de cancer, deux médecins affirment que le vaccin du papillomavirus augmenterait le nombre de cas. Faux, affirment les gynécologues ! Cette thèse rejetée en bloc par les experts et tout simplement « une manipulation de chiffres ». Au contraire, le vaccin peut protéger contre 85% à 90% des virus responsables des cancers de la gorge, de la vulve, du vagin ou de l’anus.

Dans la même lignée, le vaccin n’augmente pas le risque de maladie auto-immune. Selon une récente étude canadienne, il n’y a pas le moindre lien entre l’injection et la présence d’une maladie comme la sclérose en plaques.

A peine 20% des jeunes Françaises vaccinées

En France, le vaccin du papillomavirus est recommandé pour les jeunes filles dès 11 ans jusqu’à l’âge de 14 ans avec un rattrapage pour les adolescentes de 15 ans à 19 ans révolus. Cependant, la population reste encore très méfiante et à peine 20% des jeunes Françaises de moins de 15 ans sont vaccinées.

Un taux extrêmement faible en comparaison à l’Australie quasiment 80% des adolescentes et 75% des garçons sont immunisés.

La vaccination sert à prévenir des infections responsables d’une partie des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus.
Le papillomavirus qui est transmis lors des rapports sexuels est responsable de plus de 1 000 décès et près de 3 000 nouveaux cas par an.

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