Axa : Henri de Castries confirme des départs en Allemagne

Le groupe Axa va supprimer 1.600 postes en Allemagne et confirme « des discussions en France » dans le cadre d’efforts d’efficacité à confirmer.

Le plan Ambition 2015 oriente le groupe Axa vers une recherche de la rentabilité qui passe également par une meilleure « efficacité » selon son PDG Henri de Castries. A l’occasion de la signature très officielle d’un protocole avec les partenaires sociaux, intitulé « Adaptation du changement », Henri de Castries et Daniel Vaulot ont abordé le cas de l’Allemagne et de la France.

En Allemagne, une information sortie dans la presse avait fait état de 1.500 suppressions de postes. A l’époque, la direction n’avait pas souhaité commenter l’information avant de l’avoir présentée aux syndicats.

« Des négociations sont en cours pour un accord sur des réductions d’effectifs sans licenciements » explique Daniel Vaulot, Secrétaire du Comité européen de groupe (CEG), instance centrale de discussion entre direction et partenaires sociaux. « Sur 17 implantations actuellement en Allemagne, 5 sont en difficulté. Tout l’enjeu de la négociation est là mais les camarades ne sont pas alarmistes, ils négocient ‘à l’allemande’ » c’est à dire avec des syndicats très présents. Par ailleurs, le secrétaire général a révélé qu’ « ils (les syndicats) avaient un accord sur la garantie de l’emploi ».

Entre 1600 et 1700 départs en Allemagne

Henri de Castries a précisé que les efforts en Allemagne allaient « conduire à des départs » pour « 1600 – 1700 personnes. Cela sera fait sur plusieurs années », confirmant ainsi les chiffres publiés par le Financial Times Deutschland. Actuellement, Axa emploie 9.000 salariés en Allemagne, fruit en partie de l’acquisition du Suisse Winthertur en 2006.

En France, la situation est différente et le secrétaire général du CEG s’est effacé pour laissé Henri de Castries en parler, la chose ayant apparemment été présentée le matin même.
« Plusieurs choses sont en discussion dans le cadre des processus normaux » a-t-il précisé, ajoutant qu’Axa France restait un recruteur de premier ordre. « L’an passé nous avons recruté près de 1.600 personnes et nous peut-être un peu plus en 2012 si la conjoncture économique le permet. » Reste qu’en net, la balance de l’emploi chez Axa France est tout juste stable.

Une tendance à la stabilité pour la zone concernée par le protocole signé ce matin qui se confirme. Avec 70.000 salariés dans la zone « Union Européenne » (hors Suisse et Turquie), les suppressions d’emplois dans les marchés dits matures sont compensées par des recrutements dans les pays où Axa vient de s’implanter.

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