Après une année 2020 en croissance, quelles perspectives pour les assurtech d'ici 2025 ?

Le marché des assurtech est parvenu à encore progresser en 2020, malgré un contexte économique défavorable, marqué par la pandémie de Covid-19. Selon une récente estimation, le chiffre d’affaires total de l’ensemble des néoassurances mondiales a atteint 218 milliards d’euros l’année dernière. Mais quel est leur plafond ? Dans quelles proportions peuvent-elles encore grignoter des parts de marché aux assureurs traditionnels ?

Un chiffre d’affaires doublé dans quatre ans ?

Au premier abord, on pourrait penser que les assurtech disposent d’un réservoir limité de clients. Ces assurances digitales semblent en effet surtout s’adresser à un public de jeunes adultes très à l’aise avec leurs smartphones. Cette niche pourrait toutefois suffire à les voir s’imposer durablement dans le secteur assurantiel, comme le rappelait Stanislas Di Vittorio, cofondateur d’Assurland, à Capital : 

« Ces acteurs ne ciblent pas l’ensemble du marché français. Ils visent les jeunes actifs des catégories socio-professionnelles supérieures. [Mais] ils représentent une niche suffisante pour se faire une place dans le paysage concurrentiel ».

Difficile pour l’heure d’imaginer que ces assurances du 21ᵉ siècle remplacent des acteurs historiques, implantés dans l’ensemble de la population. Mais, selon certaines, études, leur place pourrait devenir malgré tout significative. 

La société d’analyses Juniper Research prévoit par exemple que le chiffre d’affaires actuel des assurtech double d’ici 2025, passant de 218 milliards d’euros à environ 466 milliards d’euros. Ce qui représenterait près d’un dixième de ce que pèse le marché de l’assurance aujourd’hui dans le monde (il est estimé autour des 5 100 milliards de dollars).

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Les assurtech ne se battent pas à armes égales

Toutefois, toutes les assurtech ne seraient pas amenées à se développer dans les mêmes proportions sur tous les marchés. La santé rapporte par exemple peu aux néoassurances à l’heure actuelle. Mais ce segment pourrait croitre particulièrement aux États-Unis, pays en grand besoin de couvertures santé privées. En Europe, et particulièrement en France, où ce secteur est plus réglementé, l’assurance santé digitale pourrait être moins porteuse. Même si notre pépite tricolore, Alan, vient de dépasser les 100 000 assurés.

Mais la géographie des assurances 2.0 demeure inégale. D’après Juniper Research, ce sont essentiellement les États-Unis qui s’accapareraient au moins la moitié du surplus du chiffre d’affaires estimé d’ici 2025, devant l’Europe de l’Ouest (un quart) et la Chine (environ 20%).

Où en est ce marché dans le monde, en Europe, et en France ?

Pour donner une idée de l’état actuel du marché à l’échelle mondiale, on peut se fier au rapport annuel du cabinet Willis Towers Watson, qui fait autorité sur le sujet. D’après ses conclusions, 377 levées de fonds ont été conclues par des assurtech en 2020, pour un total de 7,11 milliards de dollars. C’est en nombre de deals et en valeur des totaux supérieurs à ceux enregistrés en 2019 : 314 levées cumulant 6,35 milliards de dollars, soit une progression de 12% en douze mois.

Pour l’heure, cette croissance demeure toutefois très concentrée outre-Atlantique (d’où les prévisions de Juniper Research) : 181 des 377 assurtech mondiales sont en effet étasuniennes. Mais sur ce nouveau marché, l’Europe semble encore dans le wagon de tête. La France et le Royaume-Uni figurent parmi les pays où sont domiciliées le plus de néoassurances. 

Sur le vieux continent, elles ont levé 600 millions d’euros l’année dernière. Un total en recul de 25% par rapport à 2019 (800 millions d’euros), mais avec un nombre de transactions en augmentation, selon Astorya.VC, et le tout, rappelons-le, au cœur d’une crise économique.

En France, des levées remarquées en 2020

Au cœur de l’Europe, nos assurtech tricolores s’en sortent également bien. En tout, une vingtaine de levées de fonds en 2020, avec quelques têtes de gondoles : Alan, évoqué plus haut, et Luko, en particulier, dans lesquels 100 millions d’euros ont été investis. Mais aussi : +Simple, Tinubu, Square ou encore Descartes Underwritting, une startup francilienne à fort potentiel et déjà partenaire de la NASA.

Au total, le montant des levées hexagonales est à peu près égal à celui de 2019, mais se trouve déjà sur une bonne dynamique cette année, avec deux nouveaux tours de table conclus par Leocare et Lovys, deux assuretech positionnées sur l’assurance habitation.

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