Article mis à jour en novembre 2026.
Fissures sur les murs, portes qui ferment mal, carrelage qui se soulève : en période de sécheresse, les sols argileux se rétractent puis gonflent à nouveau avec la pluie. C’est l’une des causes de sinistre qui coûte le plus cher en France. Voici comment elle est prise en charge.
Un sinistre « catastrophe naturelle »
Les dommages dus au retrait-gonflement des argiles relèvent de la garantie catastrophe naturelle, incluse dans votre assurance habitation. Elle ne joue que si la commune obtient un arrêté de reconnaissance publié au Journal officiel, pour la période concernée. Sans arrêté, il n’y a en principe pas d’indemnisation par l’assurance.
Les étapes
- Signalez les fissures à votre mairie dès que vous les constatez : c’est elle qui demande la reconnaissance, et elle a besoin des signalements des habitants. Elle dispose d’un délai de deux ans après l’épisode.
- Prévenez votre assureur et conservez des photos datées des fissures, avec un repère pour mesurer leur évolution.
- Dès la publication de l’arrêté, déclarez le sinistre dans les 30 jours.
- Un expert vient constater les dommages. Une étude de sol peut être demandée pour établir le lien avec la sécheresse.
L’indemnisation
L’assurance prend en charge les réparations nécessaires pour remettre le bâtiment en état, y compris les travaux de confortement des fondations lorsqu’ils sont nécessaires. La franchise légale catastrophe naturelle reste à votre charge. Si l’assureur refuse, demandez le rapport d’expertise, faites appel à une contre-expertise, puis saisissez le médiateur de l’assurance.
Prévenir les dégâts
- éloigner les arbres et arbustes gourmands en eau de la maison ;
- éviter les infiltrations près des fondations (gouttières, évacuations) ;
- vérifier, avant d’acheter ou de construire, l’exposition du terrain au retrait-gonflement des argiles sur Géorisques.
Pour le fonctionnement général de la garantie : comment marche la garantie catastrophe naturelle.
Pour aller plus loin : Assurance habitation : le guide complet.
